ETOILES DU SUD
Une exploration de l'art de l'Amérique latine

ETOILES DU SUD
Une exploration de l'art de l'Amérique latine

Étoiles du Sud : une exploration de l'art de l'Amérique latine

En 2019, Art Paris explore les territoires artistiques de l’Amérique latine des années 1960 à nos jours. Une vingtaine de galeries européennes, asiatiques et latino-américaines présentent un ensemble de 60 artistes argentins, brésiliens, chiliens, colombiens, cubains, mexicains, péruviens et vénézuéliens. Des projets parallèles tels qu’un programme vidéo, des installations in situ, la présentation d’une collection privée et des conférences à la Maison de l’Amérique latine viennent souligner l’effervescence créatrice de ce continent.

Le commissariat d’Etoiles du Sud : une exploration de l’art de l’Amérique latine a été confié à Valentina Locatelli, commissaire d’expositions indépendante, basée en Suisse.

Un parcours historique et actuel à travers les scènes latino-américaines

Réparties dans les différents secteurs de la foire, les galeries invitent à un parcours à la fois historique et actuel des différentes scènes latino-américaines.

La Galería Freijo fait un focus sur deux figures historiques de la scène mexicaine, Germán Cueto, sculpteur abstrait représentant du Stridentisme et Felipe Ehrenberg, chef de file de l’école conceptuelle des années 1970 à Mexico. De nombreuses galeries mettent l’accent sur les représentants de l’art abstrait géométrique des années 1960-70 dont Carlos Cruz-Diez (Venezuela), Ivan Contreras-Brunet (Chili), Darío Pérez-Flores (Venezuela), Marino di Teana (Argentine). Les femmes sont également à l’honneur avec des expositions monographiques consacrées à Leonor Fini, artiste peintre surréaliste née à Buenos Aires (Galerie Weinstein/Galerie Minsky); Carmen Mariscal , artiste mexicaine, dont le travail questionne le genre et les stéréotypes sur les femmes (Ana Mas Project) ; Sandra Vásquez de la Horra, artiste chilienne dont la Wooson gallery montre une mini-rétrospective de ses dessins qui abordent les questions de sexe et de religion.

La scène cubaine fait l’objet d’un accrochage de groupe à la Xin Dong Cheng Gallery qui réunit six artistes de l’île de différentes générations : Manuel Mendive, Raúl Martínez, Adonis Flores, René Francisco Rodríguez, Michel Mirabal et Yunier Hernández Figueroa.

Deux galeries, Nosco Gallery et Younique Gallery mettent en exergue la jeune scène péruvienne avec des figures emblématiques comme les frères José Carlos et José Luis Martinat connus pour leurs installations qui interrogent le passé et le présent des sociétés postcoloniales. La Balsa arte (Bogota/Medellin) propose un dialogue de trois figures de la scène colombienne entre dessin (Juan Osorno), peinture (Julian Burgos) et installation (Luis Fernando Peláez), tandis que la Galería Solo – Eva Albarran & Christian Bourdais dédie une partie de ses cimaises à Carlos Amorales, figure majeure de la scène mexicaine qui travaille avec différents médias comme la vidéo, l’installation, la photographie ou le papier, sans oublier la Galería Ethra de Mexico avec trois artistes, María José de la Macorra, Alejandro Pintado et Máximo González qui déclinent leur vision de la maximum city : Mexico.

Installations in situ

Sur le parvis, à l’entrée du Grand Palais, les visiteurs seront accueillis par une installation monumentale de l’artiste mexicaine Betsabée Romero (Galerie Saro Léon), tel un requiem à la mort de la voiture, symbole de la société de consommation du XXe siècle. Au sein de la nef, le CCK (Centro Cultural Néstor Kirchner) de Buenos Aires, en collaboration avec l’Institut français d’Argentine, présente El verdadero jardín nunca es verde, une installation créée par l’artiste argentine Nicola Costantino, inspirée par Le Jardin des délices terrestres de Jhieronymus Bosch. Trois artistes, l’argentin Marcelo Brodsky (Galerie Artco), le colombien Stinkfish (Galerie Ernst Hilger) et le mexicain Ricardo Rendón (Galerie Wenger) réaliseront des compositions monumentales sur les murs sud et nord de la nef du Grand Palais.

Collection privée

Dans le cadre du focus sur l’Amérique latine, Art Paris 2019 accueille une sélection d’œuvres d’artistes femmes latino-américaines de la collection de Catherine Petitgas.

Collectionneuse, mécène et historienne de l'art basée à Londres, Catherine Petitgas est spécialisée en art moderne et contemporain d’Amérique latine. Elle est également membre du comité des acquisitions de la Tate en Amérique latine et du conseil international du Centre Pompidou. Elle a été rédactrice en chef de la collection Contemporary Art Brazil, Contemporary Art Mexico, Contemporary Art Colombia.

Project Room : art contemporain vidéo du Mexique, de Colombie, du Pérou et d'Argentine (2000-2018)

La Project Room offre une tribune aux arts vidéo produits par seize artistes mexicains, colombiens, péruviens et argentins de différentes générations selon quatre thèmes :

• La ville et ses flâneurs : vidéos de Sarah Minter, Julián Sorter, Angie Bonino et Ana María Montenegro Jaramillo.
• Corps en crise : vidéos de Miguel Calderón, Gabriela Golder, Carolina Bazo et Adriana García Galán.
• La mémoire et l’oubli : vidéos de Teresa Serrano, Ana Gallardo, Diego Lama et Juan Manuel Echavarria.
• La nature résiliente : vidéos de Julio César Morales, Matilde Marín, Ishmael Randall-Weeks et Carolina Caycedo.

La Project-Room bénéficie du soutien de Vidélio

Conférences : Maison de l’Amérique latine, vendredi 5 avril 2019

Deux tables rondes abordent la place des artistes femmes latino-américaines à la fois sur la scène française et internationale.

16h – 17h15 : artistes femmes latino-américaines en France, table-ronde modérée par Valentina Locatelli, commissaire invitée pour le focus Amérique latine à Art Paris 2019 avec Carmen Mariscal, artiste mexicaine, Maria Ines Rodríguez, curatrice colombienne (sous réserve) et Estefania Peñafiel Loaiza, artiste équatorienne. Conversation en Français.

17h30 – 18h45 : présence et visibilité des artistes femmes latino-américaines dans le monde de l’art contemporain, table-ronde modérée par Hans-Michael Herzog, commissaire d’expositions indépendant et ancien directeur de la Daros Latinamerica Collection (Zurich) avec Alma Ruiz, conservatrice et historienne d’art, ancienne conservatrice en chef du Museum of Contemporary Art de Los Angeles, Catherine Petitgas, historienne d’art, collectionneuse et mécène spécialisée en art moderne et contemporain d’Amérique et Betsabeé Romero, artiste mexicaine. Conversation en anglais.

L’Amérique latine à Paris

Le parcours VIP d’Art Paris 2019 souligne la présence sud-américaine à Paris L’œuvre figurative de l’argentin Antonio Segui sera à l’honneur à la BnF – François Mitterrand, tandis que la Villa Vassilief et l’Institut culturel du Mexique rendent hommage au mexicain Teo Hernández, figure centrale du cinéma expérimental. La Maison de l’Amérique latine présente Fiesta gráfica, Michel Bouvet et ses amis d’Amérique latine qui réunit quinze graphistes et trois collectifs de graphistes latino-américains d’importance majeure en les faisant dialoguer avec l’œuvre de Michel Bouvet, affichiste de renommée internationale. Enfin la Galerie Partricia Dorfmann accueille Julio Artist-Run Space et l’exposition Diffractions qui propose le travail de cinq artistes aux racines latino-américaines (Juan Stoppani, Carla Bertone, Martin Kaulen, Valeria Maculán, Valentina Canseco).

Kcho, Autorretrato, 2009
Patricia Golombek, Universidad Central de Venezuela - Aula Magna and Calder acoustic clouds-1953, 2018
Carlos Medina, Superficie pliable, 2018
Felipe Ehrenberg, Enero, (de la serie Bufones), 1967
Alicia Paz, Family Tree, 2018
Alejandro Pintado, Eco Tridimensional, 2016
Máximo González, The world is garbage, 2012
Nicola Costantino, El verdadero jardín nunca es verde (The true garden is never green), 2017
Juan Osorno, Busto de Josefina. De la serie “El tratado de Humboldt”., 2018
German Cueto, Obreros Trabajando, 1949
Julian Burgos, The naked eye of heaven, 2018
Carmen Mariscal, "La esposa esposada (l’épouse menottée)" , 2018
Manuel Mérida, Cercle Jaune Citron (Manuchrome Primaire) , 2015
Dario Perez Flores, Mobile Rouge Jaune Outremer, 2009